Afrique: 24 août 2006

Nous passons la frontière entre l’Afrique du Sud et la Namibie, une lettre à la poste…
En 45 minutes tout est réglé la sortie et l’entrée. Coooool. Changement de route incroyable : nous passons la barrière entre les deux pays et nous passons de la tôle ondulée à des routes en gravillons nivelés, c’est le grand confort, presque du goudron, on verra la suite.

Entre le 24 et le 26 nous remontons tranquillement et apprécions les nouveaux paysages…
2 jours de pause dans la réserve de Hardap.

Quand on dit qu’en Suisse tout est cher et rien n’est gratuit et que l’Afrique c’est la liberté et les espaces sauvages…. Et bien on l’apprend à nos dépends… mais tout ce qui est sauvage est barricadé et payant même sans infrastructures…
A quand la visite du Grand Paradis payant ???

Deux moyens de devenir riche en Afrique :

  • vendeur de barrières ou
  • vendeur de moyen de protection
    => gaz, barrières électrifiées, pointes pour le sommet des murs

27 août 2006

Nous sommes à Windhoek, capitale de la Namibie. Selon les conseils de Claudia et Vincent, nous arrivons à la Londiningi Guest House. Quel accueil… Nathalie, une française installée là depuis quelques années avec Alexander, nous reçoit comme si on était des amis de longues dates. D’ailleurs, nous sommes devenus amis et sommes restés jusqu’au 31 août…

Le temps de fêter quelques anniversaires : Alain, Alexander, le passage du tropique du Capricorne et les 180’000km de LandBubu ! Tout cela le 27…

Nous profitons de cet arrêt dans une ville importante pour faire contrôler la LandBubu car elle ne marque plus le territoire mais elle inonde depuis qu’elle a son nouveau réservoir supplémentaire de 45 litres… En effet, le réservoir d’origine avait une fissure (déjà depuis longtemps) mais comme le réservoir supplémentaire est au-dessus de celui-ci… résultat, il y a des fuites… tout est réparé et on repart vers de nouvelles aventures.

Avec le rythme africain…

Nous empruntons de drôles de routes..

Nous partons en direction des dunes du désert du Namib (Sossusvlei)
Un de mes rêves …

1er et 2 septembre 2006

Nous avons passé le col du « Spreetshoogte » (à peine plus facile à écrire qu’à prononcer) et touchons des paysages lunaires.

En fin de journée, nous sommes dans les dunes du désert du Namib à Sossusvlei.
Quelle émotion d’arriver dans un lieu rêvé depuis longtemps

Nous gravissons quelques dunes et trempons la chemise. Il fait chaud… vraiment chaud

Nous reprenons la route, toujours vers le nord en passant par le Naukluft, histoire de ne pas reprendre notre souffle tant les paysages sont beaux.

Un camping nous fait de l’œil, stop….

Le Tsauchab river camp est parfait… A peine installés, c’est-à-dire, les chaises sorties de la voiture… nous partons en exploration car il y a une petite rivière avec un bassin pour se baigner. Mais voilà… nous nous trompons de chemin (pas encore experts en traduction de l’afrikaans…) et nous nous retrouvons sur un chemin vraiment 4×4…

Ballade pas prévue et impossible de faire demi-tour. La preuve…

Bon finalement, après près de 2 heures à escalader de grandes marches pour Landbubu et de reconstruction de chemin pour moi… (il faut transporter des pierres afin que le niveau de Landbubu ne penche pas trop…) nous arrivons enfin dans un petit oasis, bien mérité.

Voilà quelques vues d’un campement bien sympathique…

Toilettes et douche bushman


Le 6, 7 & 8 septembre 2006

Nous arrivons dans le Damaraland. Après un arrêt dans la ville de Swakopmund pour refaire de l’avitaillement, nous partons voir le « Cervin de l’Afrique » dixit les guides…
à savoir le Spitkoppe.
Nous avions prévus d’y rester 1 nuit et finalement sommes restés 3 nuits. Balades dans ces falaises, camping basique c’est-à-dire, une place pour le feu et c’est tout.
Pour ceux qui ne savent pas comment ne pas polluer la nature et les narines des promeneurs avec leurs besoins naturels… ils devraient lire cette recette :

Pensez aux autres !

  1. prendre une pelle
  2. prendre un briquet
  3. prendre le PQ
  4. trouver un endroit un peu éloigné avec un sol relativement mou
    (le rocher ça complique)
  5. creuser un trou d’environ 40cm de profondeur
  6. y déposer le paquet-cadeau
  7. brûler le PQ
  8. recouvrir le tout

Mise à part ce petit caca nerveux de ma part, c’était absolument magnifique.
Les grimpeurs ont de quoi s’éclater aussi…

Voilà pourquoi nous sommes restés….
Ok c’est pas tout mais on remballe le matériel et il faut qu’on fasse tourner LandBubu car la batterie pour le frigo est presque à plat…
On va se laisser porter par le vent pour s’arrêter ….

Du 9 au 14 septembre 2006

Nous faisons un stop à Uis dans un camping avec une belle piscine et sommes invités au traditionnel « braï » ( grillade). Les 6 co-propriétaires du lodge-camping sont amoureux de leur bled. Et pourtant… il faut être né ici pour idoler un lieu où il n’y a rien d’autre qu’une ancienne mine désaffectée…. Nous y apprenons que la langue du Damaraland comporte 5 « cliks » différents. (Rappelez-vous le film « Les dieux sont tombés sur la tête ») Du coup, depuis quelques temps, les 2 Bubus s’entraînent aux « ! » (phonétique du clik). Pour cela, faire claquer la langue en la décollant rapidement du palais. Essayez ! … !(b)onjour, !(m)erci.
Il paraît aussi que les personnes sourdes sont très bien intégrées et ont un excellent niveau éducatif. Nous n’avons pas pu le vérifier encore…


Du 11 au 13 septembre

Nous sommes au camp d’Aba Uab, environs 150 km plus au nord d’Uis. Ce camp est communautaire, cela veut dire qu’il est tenu par les villageois (comme au Spitzkoppe).
Au bord du camp, il y a les éléphants du désert.

C’est une race qui s’est adaptée aux conditions difficiles dans lesquelles elle vit. Les pattes sont plus longues, il ne casse pas les arbres mais mange seulement le feuillage afin de permettre une régénération rapide de l’arbre et il ne boit que tous les 3 ou 4 jours.

C’est notre premier contact avec des animaux vraiment sauvages et la prudence s’impose !
Nous devons d’ailleurs déguerpir de notre aire de pique-nique à l’ombre d’un magnifique Mopane…

Au milieu d’un petit étang, nous avons découvert un arbre-oiseaux…
ou HLM pour Red Bill Quella.

Cherchez l’arbre! 😂

Le 14 septembre 2006

Nous arrivons à Palmwag (toujours plus nord). Depuis là, nous obtenons un permis et passons 3 jours dans la brousse. La vraie vie sauvage … Pas de barrières, pas de contrôles, juste la liberté… Des dizaines de kudus, springboks, girafes et oryx sont sur notre chemin.

A la fin de la journée, nous choisissons un lieu pour déplier la tente.

Qu’est-ce que cela veut dire ? Choisir :

  1. Un lieu hors d’un lit de rivière (bien que la saison des pluies ne soit pas encore là…)
  2. Un lieu hors du passage des éléphants. Donc repérer les pétoles, qui ont la taille d’un melon…, et analyser si c’est frais ou vieux. Si le milieu de la crotte est humide, mieux vaut aller plus loin… Un éléphant ne change pas de route.
  3. Repérer les autres crottes : quels genres d’animaux passent par là ? Kudus ? ok !, Spingboks ? ok !, Girafes ? ok !, Hyènes ? méfiance… Les crottes sont assez facilement identifiables, par exemple la pétole de girafe à un côté plat suite à sa chute vertigineuse… 🤣
  4. Un terrain plat, car un Bubu qui roule sur l’autre, un moment ça va mais toute la nuit…
  5. Une orientation de la tente dans le sens du vent afin de ne pas être transformés en shaker…
  6. Aller chercher l’apéro qui rafraîchit à la cave…

Ensuite ? Manger et dormir… Enfin essayer….

Certainement, la 1ère nuit, vous découvrirez, (comme moi ou est-ce que moi ?) tous les bruits étranges qu’un corps peut faire… Mon ventre a fait le bruit d’un troupeau de girafes qui courent = réveil, puis celui d’un troupeau de zèbres qui sautent = réveil, puis le cri du chacal = réveil, la feuille de l’arbre qui touche la tente devient un serpent = réveil, puis… puis… puis…

Mais nous avons aussi entendu de vrais animaux : les lions, chacals et hyènes.
Nuit magique, hôtel 5000 étoiles et lever avec le soleil 😍…
Le réveil est d’ailleurs toujours frisquet (6°)… Paquetage du matériel et en 1 heure nous sommes prêts à partir vers de nouvelles aventures…

Eh ben oui elle commence bien la journée, après 5 min. de « route », une hyène nous regarde passer, elle est à 30m. de nous et n’est pas du tout effrayée…

Nous continuons de visiter la concession de Palmwag.

A pied, j’essaye un bout de piste tracé par les animaux, mais j’abandonne assez vite car je repère de grandes traces de lions (peut-être qu’il n’est pas si grand mais tout de même…) et d’autres traces plus petites (hyènes ou panthères ?)
Elles me semblent fraîches donc prudence…

J’ai tout de même le temps d’admirer un « arbre bouteille »,
tiens cela pourrait être le nouvel emblème du café de la banque…

Nous retournons au camping de Palmwag afin
de dépoussiérer un peu tous les Bubus

Le 19 septembre 2006

Nous remontons encore d’environs 100 km et arrivons à Warmquelle. C’est un petit campement au bord d’une rivière… qui coule (enfin une qui n’est pas à sec)

Quelques petits problèmes avec notre Old Lady LandBubu

Elle a une fuite dans le système de direction.


Le 21 au 26 septembre 2006

De Purros, nous remontons tout au nord est : Hartmann Valley et Marienfluss

C’est un grand départ car nous nous éloignons vraiment de la civilisation…
Les gens, normalement, n’y vont qu’en convoi d’au moins 2 voitures. Mais nous y allons molo molo afin d’y arriver entiers. Le paysage est à couper le souffle et ce n’est pas l’anti-malaria qui nous donne des hallucinations ! Des mirages : de l’eau, des arbres qui se transforment en tunnel (seulement pour moi)…
Les yeux n’en peuvent plus tellement c’est beau ! Au sommet de la vallée nous avons une vue plongeante sur les montagnes de l’Angola.

Nous essayons d’atteindre la Kunene river et … voilà notre premier ensablement…
Il est midi, il fait 48 degrés à l’ombre et y a pas d’ombre, pas une âme qui vive loin à la ronde et même pas un bar pour une bière fraîche !
Après quelques essais (pas fructueux du tout) le châssis touche presque le sol…. C’est le moment de faire juste !

Ouf nous trouvons la solution :
Dégonfler encore plus les pneus et creuser une longue tranchée en pente très très douce…

Je voudrais inventer un mot pour ce que l’on vient de voir…

« Plainitude » ouais bon, facile


Le 27 septembre 2006

Nous reprenons contact avec la civilisation après avoir emprunté des chemins pas toujours sur les cartes mais conseillés par les gens du coin. Non nous ne prendrons la route du
Van Zyl’s pass qui ne se fait pas d’ouest en est…

Les routes sont parfois tranquilles et parfois… un peu stressantes. Surtout les dévers….

Ceci explique cela

Nous avons fait des rencontres fantastiques avec les Himbas.

Et voilà maintenant les petits conseils du baroudeur…
Comment économiser de l’eau en se lavant les dents ?

  1. Mettre (comme d’habitude) du dentifrice sur une brosse à dent
  2. Préparer 2 gorgées d’eau
  3. Ne pas mouiller la brosse à dent (ECONOMIE)
  4. Se brosser les dents
  5. Prendre 1 gorgée d’eau pour se rincer la bouche et la recracher sur la brosse à dent.
  6. Eventuellement répéter l’opération 5
  7. Verser la dernière goutte d’eau pour terminer le rinçage de la brosse à dent.

Alain propose d’économiser encore plus d’eau : ne pas se laver les dents….

Du 27 au 30 septembre 2006

Extrait du carnet de bord…

Etosha… nous y sommes restés trois jours, la galerie vous montrera pourquoi…

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